LA ARMADURA DE DIOS
Una persona francesa, asidua lectora del blog, nos ha hecho llegar la presente colaboración para esta columna en honor a Nuestra Señora. Agradecemos vivamente su contribución.
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LA VIRGEN MARÍA
Y SU PATRONATO EN EUROPA
LE SANCTUAIRE DE NOTRE-DAME DU LAUS
Le sanctuaire de Notre-Dame du Laus se trouve dans les Alpes, à une soixantaine de kilomètres au sud du sanctuaire de Notre-Dame de la Salette.
Il se niche dans un vallon entouré d’un écrin de montagnes, à 930 mètres d’altitude.
Le hameau de Notre-Dame du Laus est situé à la fois sur la Via Domitia, antique chemin de pèlerinage vers Saint-Jacques de Compostelle, et sur la via Alta qui relie les chemins menant à Compostelle avec la Via Francigena allant vers Rome.

Les apparitions de Notre-Dame
« J’ai demandé Le Laus à mon Divin Fils pour la conversion des pécheurs et Il me l’a octroyé. »
En 1664 il n’y avait dans ce hameau de montagne qu’une toute petite chapelle bien modeste. Il a suffi que la Vierge choisisse cet humble lieu de prières pour qu’en quatre ans une basilique y fût construite.
Tout commença de l’autre côté de la vallée, à Saint-Étienne-le-Laus. Là, dans une famille très pauvre, vivait, avec ses parents et ses sœurs, une jeune bergère nommée Benoîte Rencurel. Elle naquit le 16 septembre 1647, la même année que Ste Marguerite-Marie Alacoque, la confidente du Sacré-Cœur à Paray-le-Monial.
Elle grandit dans ce cadre montagnard tout simple, à la fois pleine de vie et pleine d’amour de Dieu, généreuse, donnant même son pain à de plus pauvres, priant et se sacrifiant pour les siens.
En mai 1664, alors que notre bergère gardait son troupeau dans le vallon « des fours » (nommé ainsi à cause de la présence de fours à plâtre), une belle dame lui apparut, tenant à la main un enfant. Apparition silencieuse qui se renouvela souvent pendant les deux mois qui suivirent.
Puis la Dame parla et pendant deux mois encore, par de fréquentes visites, elle aida Benoîte à acquérir les solides vertus de piété, de simplicité, de don de soi dont elle aurait tant besoin plus tard. Enfin le 29 août de cette même année, elle se nomma :
« Je suis Dame Marie ».

Chapelle de Notre-Dame des fours

Intérieur de la chapelle de Notre-Dame des fours
Un mois plus tard, Notre-Dame apparut sur les pentes opposées à Saint-Étienne du Laus, au lieu dit « Pindrau ».

Flanquée de sa chèvre fidèle, Benoîte accourut par le rude sentier. D’un geste, la Dame lui indiqua une direction : « Quand vous voudrez me voir, allez au Laus, vous trouverez une chapelle d’où s’exhaleront de bonnes odeurs. Là vous me parlerez très souvent, et très souvent vous me verrez. »
Benoîte se rendit au hameau et trouva la chapelle, attirée par l’odeur pénétrante d’un parfum très doux mais indéfinissable. Elle eut la joie en y entrant de voir « Dame Marie » debout sur le modeste autel de plâtre. Notre-Dame lui annonça qu’il se bâtirait là une vaste église et une maison pour les prêtres, car elle a destiné ce lieu à la conversion des pécheurs.
Nous sommes le 30 septembre 1664. Dès lors, chaque pèlerin en montant de la vallée viendra déposer une pierre et en 1669, l’église est terminée.
Pendant 54 ans, jusqu’à la mort de Benoîte en 1718, les rencontres avec Notre-Dame seront fréquentes.
En 1672 Benoîte s’installa définitivement au Laus. On voit encore, au pied de la grande voie d’accès à la basilique, la maison où elle a vécu, prié, souffert et où elle mourut.

La maison où vécut Benoîte à partir de 1672
L’amour de Benoîte pour Dieu et le prochain fut à l’origine de bien des privations. Cet amour la poussa à aller, hiver comme été, pieds nus, même dans la neige, prier pour les pauvres pécheurs, à genoux près de la croix d’Avançon. Benoîte eut, par deux fois au moins, la grâce de contempler sur cette croix de bois, Notre-Seigneur souffrant sa crucifixion. Ce qui reste de cette croix fut placé dans un reliquaire et installé dans une merveilleuse petite chapelle, dite « chapelle du Précieux Sang » érigée à l’emplacement de la modeste croix.

Chapelle du Précieux Sang

Reliquaire contenant la croix d’Avançon, à l’intérieur de la Chapelle du Précieux Sang
Benoîte eut même à subir de nombreuses attaques démoniaques. Les esprits des ténèbres la saisissaient parfois et la transportaient en pleine nuit, et en plein hiver, sur le sommet d’une montagne voisine. C’est alors que son ange gardien venait la consoler.

Oratoire de l’Ange gardien sur une hauteur dominant le Laus
Elle vécut des années terribles, consolée seulement par ses apparitions. Lisant dans les âmes, elle ramena au bien les pécheurs en leur révélant le nombre et la gravité de fautes qu’ils croyaient ignorées de tous. À Marseille, elle montra à M. de Coulonge, alors vicaire général, qu’elle connaissait sa pensée et le doute qu’il gardait en l’écoutant. Cette traversée du désert due au clergé janséniste qui n’acceptait pas les événements du Laus ne cessera qu’en 1712 grâce à l’arrivée au Laus des pères de Sainte-Garde, ce qui amena un renouveau du pèlerinage.
Benoîte mourut le 28 décembre 1718, en la fête des saints Innocents, laissant la réputation d’une sainte dont la vie fut entourée de faits merveilleux. Elle aura vécu jusqu’à 71 ans malgré de cruelles souffrances et les plus grandes austérités.
Elle fut d’abord enterrée au cimetière du Laus qui, alors, jouxtait l’église, puis son corps fut ensuite déposé dans le caveau actuel, dans le chœur même de la basilique.
La basilique

Vue extérieure du sanctuaire
Le bâtiment actuel est une extension de l’église construite dès 1666 qui ne comprenait que la nef actuelle et un mur qui supportait une cloche.
L’imposant clocher qui jouxte le bâtiment a été ajouté à partir de 1834 par les pères Oblats de Marie Immaculée responsables du sanctuaire.
L’église a été élevée à la dignité de « basilique mineure » par le pape Léon XIII le 18 mars 1892.
Elle contient la chapelle de Bon-Rencontre ; c’est la chapelle primitive, maintenant au cœur de la basilique, dont l’autel est surmonté d’une statue de marbre, avec à ses pieds le tombeau de Benoîte.

À l’arrière de la chapelle de Bon-Rencontre, la statue de Notre-Dame des Grâces se trouve dans une baie vitrée sur un petit autel. Cette statue, de 75 centimètres de hauteur, fut d’abord placée sur l’autel principal avant d’être remplacée par l’actuelle statue de marbre. La tradition indique que Benoîte l’aurait reçue de marins marseillais. Chaque année, elle est portée en procession.
Enfin la chapelle absidiale « la Rotonde » contient le portrait de Benoîte et différents tableaux représentant sa vie.

Depuis le 17ème siècle, et malgré les vicissitudes de la révolution et des guerres, les pèlerins n’ont cessé d’affluer et d’implorer des grâces de conversion pour eux-mêmes et ceux qui leur sont chers.
